EN IMAGES. "Bombardés" : six ans après le début de la guerre en Syrie, Handicap International raconte le quotidien des victimes

L'ONG raconte en images, mercredi 14 mars, le quotidien de six blessés de guerre. Franceinfo vous présente cinq d'entre eux.

Depuis 2011, la guerre en Syrie a fait 465 000 morts et disparus, selon les chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Mais il y a aussi toutes ces autres victimes. Comme Moheileh, 60 ans, qui a perdu une jambe dans une explosion. Jomaa, 55 ans, qui a été blessé au niveau de l’épaule. Ou Arjwan, 6 ans, qui a elle perdu quatorze membres de sa famille dans un bombardement.

Ils sont 12, au total, a avoir posé sous l'objectif du photographe français Philippe de Poulpiquet. Six ans après le déclenchement du conflit syrien, mercredi 15 mars, l'ONG Handicap International a choisi de raconter les histoires et les souffrances des victimes auxquelles elle vient en aide, dans le cadre de l'exposition "Bombardés, histoires de vies à reconstruire".

Ces portraits, visibles place Bellecour à Lyon jusqu'à mercredi soir, ont été réalisés dans le cadre d'un reportage organisé avec le soutien d'Echo, le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile. Franceinfo vous propose de découvrir quelques clichés de l'exposition, qui sera par la suite programmée à Paris et dans d’autres villes.

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Camp de Zaatari (Jordanie), le 18 janvier 2017. Arjwan, 6 ans, a été gravement blessée dans un bombardement en Syrie, en 2013. Quatorze membres de sa famille sont morts ce jour-là. Transportée d’urgence en Jordanie pour se faire soigner, elle vit désormais avec sa grand-mère dans le camp de Zaatari. Handicap International l’aide à se remettre de ses blessures avec des séances de kinésithérapie. PHILIPPE DE POULPIQUET / HANDICAP INTERNATIONAL
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Camp de Zaatari (Jordanie), le 17 janvier 2017. Moheileh, 60 ans, a été touchée par un bombardement en Syrie en 2012. Arrivée en Jordanie peu après cet accident, elle vit désormais dans ce camp de réfugiés. Amputée d’une jambe, elle se déplace grâce à la prothèse. PHILIPPE DE POULPIQUET / HANDICAP INTERNATIONAL
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Bar Elias (Liban), le 23 janvier 2017. Jomaa, 55 ans, est originaire de Homs, en Syrie. En 2014, il a été blessé au niveau de l’épaule lors d’un bombardement dans sa ville. Il est réfugié au Liban depuis l’année dernière avec sa famille. PHILIPPE DE POULPIQUET / HANDICAP INTERNATIONAL
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Camp de Zaatari (Jordanie), le 17 janvier 2017. Kamel, 25 ans, est syrien. L’année dernière, il a été blessé dans un bombardement et est désormais paralysé. Après un long séjour à l’hôpital, ce jeune fermier vit désormais dans le camp de Zaatari, où il apprend à s’adapter à sa nouvelle vie, en fauteuil roulant. PHILIPPE DE POULPIQUET / HANDICAP INTERNATIONAL
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Sawiri (Liban), le 24 janvier 2017. Mayada, 48 ans, vient de la banlieue de Damas, en Syrie. En 2014, sa maison a été bombardée. Blessée, elle a dû être amputée. Réfugiée au Liban depuis deux ans, elle a été appareillée par Handicap International d’une prothèse et l’association la suit dans le cadre de sessions de kinésithérapie. PHILIPPE DE POULPIQUET / HANDICAP INTERNATIONAL