Attentat en Turquie : Ankara accuse une milice kurde de Syrie, qui dément

Selon les autorités turques, l'attaque qui a fait 28 morts été commis par un Syrien de 23 ans. Neuf personnes ont été arrêtées. 

Des enquêteurs sur le site de l'explosion à la voiture piégée à Ankara, en Turquie, le 18 février 2016. 
Des enquêteurs sur le site de l'explosion à la voiture piégée à Ankara, en Turquie, le 18 février 2016.  (UMIT BEKTAS / REUTERS)

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"Cette attaque terroriste a été commise par des éléments de l'organisation terroriste (PKK) en Turquie et un milicien des YPG" (Unités de protection du peuple, milices kurdes de Syrie). Voici ce qu'a affirmé  le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, jeudi 18 février, au lendemain de l'attentat à la voiture piégée qui a tué 28 personnes à Ankara. L'attaque a été commise par un Syrien de 23 ans, a ajouté Ahmet Davutoglu, signalant que la police avait déjà procédé à neuf interpellations dans le cadre de son enquête.

Pour Ankara, les YPG, branche armée du parti kurde de l'Union démocratique (PYD), sont une organisation terroriste. Le chef du PYD a démenti toute implication de son bras armé dans l'attentat d'Ankara. "Ces accusations sont clairement liées à la tentative d'intervenir en Syrie", a affirmé Saleh Muslim. 

Bombardements turcs dans le nord de la Syrie

Depuis le week-end dernier, l'artillerie turque bombarde les positions tenues par les YPG dans le nord de la Syrie, afin notamment de les empêcher de prendre la ville d'Azaz, près de la frontière. Ahmet Davutoglu a précisé que ces tirs de barrage se poursuivraient. 

Après l'attentat, l'aviation turque a également bombardé, mercredi, des bases rebelles du PKK (qui combat par ailleurs l'Etat islamique) en Irak. Depuis la reprise des combats entre les forces de sécurité turques et le PKK l'été dernier, les chasseurs turcs ont mené de nombreux raids contre ces camps.