Quatre des plus gros producteurs de pétrole s'entendent pour stabiliser les cours

A l’issue d’une réunion à Doha (Qatar), l’Arabie saoudite, le Qatar, le Venezuela et la Russie ont trouvé un accord pour geler leur production. L'objectif est de stabiliser le marché, saturé par un excès de l’offre.

(Ali Al-Nouaïmi ministre du pétrole saoudien à la sortie de la réunion à Doha © Reuters/Naseem Mohammed Bny Huthil)
Radio France

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L’accord trouvé entre l’Arabie saoudite, le Qatar, le Venezuela et la Russie devrait permettre le gel de la production à son niveau de janvier. A condition toutefois, comme le rappelle le Saoudien Ali Al-Nouaïmi, ministre du Pétrole et des ressources minérales, que d’autres grands pays producteurs adoptent aussi cet accord.

L'Arabie saoudite est le chef de file de l'Opep, l'organisation des producteurs de pétrole qui a jusqu'ici exclu toute réduction de l'offre pour soutenir les prix. Ali Al-Nouaïmi a ajouté que "c’est le début d'un processus que nous évaluerons dans les prochains mois, pour décider si d'autres mesures sont nécessaires pour stabiliser le marché. Nous ne voulons pas de variations significatives des prix, nous ne voulons pas réduire l'offre. Nous voulons répondre à la demande et stabiliser les prix sur les marchés internationaux".

L’Iran et l’Irak réticents

Reste à convaincre l’Iran et l’Irak. Les deux pays avaient fait savoir ces deux dernières semaines qu’ils souhaitaient augmenter leur production. De son côté, l'Iran a d'ores et déjà affirmé qu'il n'entendait pas réduire sa production, tout en se disant "prêt à la discussion" . La pression s'est accentuée sur les prix avec le retour de l'Iran sur le marché, après la levée en janvier dernier des sanctions internationales, suite à l'accord sur son programme nucléaire.

Le ministre vénézuélien se rendra mercredi à Téhéran, afin de convaincre ses homologues récalcitrants. Dans tous les cas, l’accord obtenu à Doha ne pourra être effectif que si Iraniens et Irakiens acceptent de geler leur production. A Riyad, des économistes saoudiens interrogés à la suite de l’accord veulent y croire. Il en va de la stabilité de toute une région.