Les tensions s'accentuent entre l'Iran et l'Arabie saoudite

Le 3 janvier, Riyad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran, la dernière étape d'une lutte d'influence et de pouvoir entre un Iran à majorité chiite et une Arabie saoudite sunnite.

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France 3

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La colère des Iraniens ne faiblit pas. Ce 4 janvier à Téhéran, ils étaient encore des milliers à manifester, brandissant le portrait de Nimr Baqer Al-Nimr, le religieux chiite exécuté il y a deux jours par l'Arabie saoudite. Considéré comme un terroriste par le royaume, il était au contraire vénéré par les musulmans chiites. Sa mort a provoqué l'assaut puis la mise à sac de l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran le  janvier.

Un voisin iranien "infréquentable"

Dans la foulée, Riyad a annoncé la rupture des relations diplomatiques et commerciales avec l'Iran, un voisin jugé "infréquentable". "Nous sommes déterminés à ne pas permettre à l'Iran de menacer notre sécurité", a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien. Jamais sans doute la situation n'avait été aussi tendue entre les deux grands rivaux sunnite et chiite.

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Des Iraniens brandissent des portraits du cheikh Nimr Al-Nimr lors d'une manifestation devant l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran (Iran), le 3 janvier 2016.
Des Iraniens brandissent des portraits du cheikh Nimr Al-Nimr lors d'une manifestation devant l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran (Iran), le 3 janvier 2016. (ATTA KENARE / AFP)