Raif Badawi, le blogueur saoudien condamné à 1 000 coups de fouet, pourrait être gracié

Selon le secrétaire d'Etat suisse aux Affaires Etrangères, sa condamnation a été suspendue et une procédure de grâce est en cours.

Le blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à dix ans de prison et mille coups de fouet pour "insulte faite à l'islam", en 2012.
Le blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à dix ans de prison et mille coups de fouet pour "insulte faite à l'islam", en 2012. (AFP / FAMILY ALBUM)
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Sa condamnation avait choqué dans le monde entier, et il a reçu, fin octobre, le prix Sakharov pour la liberté d'expression décerné par le Parlement européen : Raif Badawi pourraît être gracié, si l'on croit les déclarations du secrétaire d'Etat suisse aux Affaires Etrangères, samedi 28 novembre, dans le quotidien La Liberté. Il affirme également que sa condamnation a été suspendue. L'épouse de Raif Badawi a exprimé son espoir après cette nouvelle.

"J'espère que c'est vrai", explique son épouse

Yves Rossier, le secrétaire d'Etat suisse aux Affaires Etrangères, s'est rendu à Ryad, la capitale de l'Arabie Saoudite, pour une visite officielle. "J'ai été informé que la sentence a été suspendue", affirme-t-il. "Une procédure de grâce est maintenant en cours auprès du chef de l'Etat".

"J'espère que c'est vrai, mais je fais confiance au gouvernement suisse", a déclaré Ensaf Haidar, l'épouse du blogueur, réfugiée avec ses trois enfants au Québec.

Raif Badawi animait le site internet Liberal Saudi Network. Emprisonné depuis 2012, il  a été condamné l'an dernier à 10 ans de prison, et 1 000 coups de fouet à raison de 50 coups par semaine pendant 20 semaines, pour "insulte" envers l'islam. Il avait reçu ses 50 premiers coups de fouet en janvier, mais l'application de sa peine a depuis été suspendu. Outre le prix Sakharov, il a aussi reçu le prix Reporters sans frontières pour la liberté de la presse en 2014.