Asma Al-Assad, la femme du président syrien, Bachar Al-Assad, le 25 septembre 2010 à Damas (Syrie)
Asma Al-Assad, la femme du président syrien, Bachar Al-Assad, le 25 septembre 2010 à Damas (Syrie) ( KHALED AL HARIRI / REUTERS)

Adieu les belles paires de Louboutin pour Asma Al-Assad. La femme du président syrien, dont les goûts de luxe ont été révélés par The Guardian (article en anglais) mi-mars, ne pourra plus se fournir en produits de luxe européens. L'Union européenne a décidé, lundi 23 avril, d'imposer de nouvelles sanctions contre le régime syrien. Parmi elles, l'interdiction d'exporter d'articles de luxe et la mise en place de limites supplémentaires sur les exportations de matériel servant à la répression des opposants.

Les sanctions ont été décidées lors d'une réunion des ambassadeurs des 27 avant une rencontre des ministres des Affaires étrangères européens à Luxembourg. Les Européens doivent encore définir le champ d'application exact de la mesure sur les produits de luxe, mais elle se veut très clairement une attaque symbolique du couple Al-Assad.

Une mesure avant tout symbolique

Un diplomate européen l'a reconnu sous couvert d'anonymat. "Il s'agit de faire comprendre au couple Assad, mais aussi à son clan et aux membres du régime, que les événements en Syrie ont également des conséquences sur leur train de vie personnel", a-t-il précisé, en admettant que ce type de sanction pouvait être facilement contourné.

L'Union européenne veut aussi allonger la liste des équipements qui peuvent servir à des fins de répression interne de l'opposition, ou qui peuvent servir à l'élaboration de tels outils. Certains seront interdits, d'autres nécessiteront un processus d'autorisation spéciale, au cas par cas. Il s'agit du quatorzième train de sanctions contre la Syrie de la part des Vingt-Sept.