Syrie : les raids de la coalition internationale ont tué 224 civils à Raqqa en un mois

Selon l'Observatoire des droits de l'homme, 38 enfants et 28 femmes font partie des civils tués dans les bombardements de la coalition menée par les Etats-Unis.

De la fumée s\'élève au-dessus de Raqqa (Syrie) après un raid de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique, le 21 juin 2017.
De la fumée s'élève au-dessus de Raqqa (Syrie) après un raid de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique, le 21 juin 2017. (DELIL SOULEIMAN / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Les raids de la coalition internationale contre le groupe terroriste Etat islamique ont tué au moins 224 civils à Raqqa en un mois, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), jeudi 6 juillet. Selon l'ONG, 38 enfants et 28 femmes figurent parmi les victimes des bombardements. L'OSDH précise qu'il ne dispose pas de bilan pour les civils tués dans d'autres types d'opérations militaires ou en tentant de fuir Raqqa. Les combats ont également tué 311 jihadistes et 106 membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) depuis le 6 juin.

Des dizaines de milliers de civils seraient utilisés comme boucliers humains

La coalition, menée par les Etats-Unis, apporte une couverture aérienne aux forces kurdes et syriennes qui cherchent à reprendre Raqqa au groupe Etat islamique (EI). Les FDS sont entrées dans la ville le 6 juin, ce qui a conduit à une intensification des combats. Des dizaines de milliers de civils seraient piégés dans Raqqa et les jihadistes les utiliseraient comme boucliers humains, affirme l'OSDH.

L'ONG indique que la coalition a fourni aux FDS un nouveau lot d'armements américains (véhicules blindés, munitions et armes), transportés depuis la frontière irakienne "par plus de 150 camions". Cette livraison d'envergure est destinée "à protéger les FDS des attaques de l'EI dans le centre-ville, après une augmentation des victimes dans leurs rangs provoquée par les mines, les tireurs embusqués et les véhicules piégés", a précisé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.