Pour défaire l'Etat islamique, il faut s'y attaquer aussi en Syrie, affirme le Pentagone

Selon la diplomatie américaine, quelque 12 000 combattants jihadistes étrangers venant de 50 pays différents se sont rendus en Syrie, jeudi 21 août.

Le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Chuck Hagel, et le général Martin Dempsey, le 21 août 2014 au Pentagone, à Washington DC (Etats-Unis).
Le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Chuck Hagel, et le général Martin Dempsey, le 21 août 2014 au Pentagone, à Washington DC (Etats-Unis). (SAUL LOEB / AFP)
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Pour défaire l'Etat islamique, il faut s'y attaquer aussi en Syrie. Le général Martin Dempsey, chef d'état-major interarmées, semble annonce une inflexion de la doctrine américaine dans la région, à l'occasion d'une conférence de presse, jeudi 21 août.

Environ 12 000 jihadistes en trois ans, venus de 50 pays

L'Etat islamique a été "coupé dans son élan" grâce aux frappes américaines dans le nord de l'Irak, poursuit-il. Mais pour en venir à bout, les Etats-Unis doivent aussi s'y attaquer en Syrie. Les jihadistes sunnites – qui se sont emparés de larges pans de territoires en Irak et en Syrie – "peuvent être maîtrisés", ajoute enfin Martin Dempsey.

Quelque 12 000 combattants jihadistes étrangers venant de 50 pays différents se sont rendus en Syrie depuis le début du conflit il y a plus de trois ans, estime la porte-parole de la diplomatie américaine, Marie Harf. "Ils ne sont peut-être pas tous encore là-bas", a-t-elle ajouté. Ce qui suscite des inquiétudes sur le devenir des jihadistes rentrés dans leur pays de départ.

"Nous devons être prêts à tout", estime la Défense

Le secrétaire d'Etat à la Défense Chuck Hagel précise que l'Etat islamique "va au-delà de tout ce que nous avons connu" en termes de terrorisme, a affirmé le ministre américain de la défense Chuck Hagel, jeudi 21 août. "Nous devons être prêts à tout", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, sans préciser sa pensée.

L'EI "allie idéologie (et) sophistication de son savoir-faire militaire tactique et stratégique. Il est extrêmement bien financé." C'est la première fois qu'un responsable de l'administration américaine décrit cette menace en des termes aussi forts. Fin septembre, le président Barack Obama doit présider une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l'ONU, consacrée à la menace que font peser les jihadistes étrangers en Syrie et en Irak.