Irak : l'EIIL revendique la création d'un "califat islamique", son leader proclamé "chef des musulmans partout"

Les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) annoncent le rétablissement du régime politique islamique, disparu il y a près d'un siècle.

Image fournie par un site web jihadiste, montrant des militants de l'EIIL à un checkpoint pris à l'armée, dans le nord de l'Irak, le 12 juin 2014.
Image fournie par un site web jihadiste, montrant des militants de l'EIIL à un checkpoint pris à l'armée, dans le nord de l'Irak, le 12 juin 2014. (WELAYAT SALAHUDDIN / AFP)

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Les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), engagés dans le combat en Syrie et en Irak, ont annoncé dimanche 29 juin le rétablissement du califat, le régime politique islamique disparu il y a près d'un siècle. Le porte-parole de l'EIIL estime que le califat est "le souhait de tout jihadiste".

Dans un enregistrement audio diffusé sur internet, l'EIIL, qui se fait appeler désormais "Etat islamique", a également désigné son chef Abou Bakr Al-Baghdadi comme "calife" et donc "chef des musulmans partout dans le monde". Le calife désigne, depuis la mort du prophète Mahomet, son successeur comme "émir des croyants" dans le monde musulman. Le califat a connu son âge d'or au temps des Omeyyades (661-750) et des Abbassides (750-1517), avant de connaître sa fin avec le démantèlement de l'Empire ottoman, en 1924.

Comme l'explique le quotidien Les Echos, le califat, dans sa définition historique "a vocation à établir son contrôle politique sur l'ensemble du monde musulman" et à en chasser les musulmans chiites. Après avoir supprimé la frontière entre la Syrie et l'Irak et pris le contrôle d'une grande partie du pays, l'EIIL confirme sa volonté de créer un "Djihadistan" dans la région. Il ne s'agit pas encore à proprement parler d'un pays avec des frontières définies, mais d'une région où l'organisation applique la charia la plus sévère