EN IMAGES. Palmyre, ville fantôme reconquise par l'armée syrienne

La cité antique syrienne était occupée par le groupe Etat islamique depuis mai 2015.

Une victoire claironnée comme un symbole. Appuyée par son allié russe, l'armée syrienne a repris à l'Etat islamique la ville antique de Palmyre, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, dimanche 27 mars. Le président Bachar Al-Assad s'est félicité de cet "important exploit", le leader du régime syrien y voyant une "nouvelle preuve de l'efficacité de la stratégie de l'armée et de ses alliés dans la guerre contre le terrorisme, en comparaison avec le manque de sérieux de la coalition menée par les Etats-Unis".

Palmyre, qui était occupée depuis mai 2015 par le groupe jihadiste, ressemble à une ville fantôme, selon un correspondant de l'AFP sur place. La quasi-totalité des habitants a fui les bombardements et les raids aériens ces derniers jours. Les images ci-dessous témoignent des destructions dans la cité antique comme dans la ville moderne.

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Avant le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 150 000 touristes visitaient chaque année Palmyre, cette oasis située à 210 km au nord-est de Damas. Joyau de la cité antique, le temple de Bêl, ici photographié le 27 mars 2016, a été rasé par les jihadistes à l'été 2015. MAHER AL MOUNES / AFP
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A l'entrée du temple de Bêl, sur ce cliché pris le 27 mars 2016, cette inscription en arabe :  "tirer sans la permission de son chef est interdit".  L'Etat islamique a non seulement détruit à l'explosif les temples de Bêl et Baalshamin, mais aussi le célèbre Arc de triomphe de Palmyre.
Maher AL MOUNES / AFP
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Colonnes à terre, statue renversées et débris témoignent encore, dimanche 27 mars, de l'énergie déployée par les jihadistes pour supprimer les traces de la civilisation romaine. MAHER AL MOUNES / AFP
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Même si les dégâts sont importants, le directeur des Antiquités syriennes Maamoun Abdelkarim s'est voulu rassurant : "Le paysage général est en bon état", affirme-t-il, et Palmyre "redeviendra comme avant". MAHER AL MOUNES / AFP
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Photo aérienne du théâtre antique de Palmyre prise par la télévision russe et publiée le 25 mars 2016. La ville était "construite selon une structure occidentale, une agora, de grandes rues, un théâtre, des temples, on pourrait presque la comparer à Rome", expliquait en mai 2015 Marielle Pic, qui dirige le département des Antiquités orientales au musée du Louvre. REUTERS TV / REUTERS
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A l'intérieur du musée archéologique de Palmyre, les niches et présentoirs qui contenaient des statues sont vides, selon cette photo fournie le 27 mars à Reuters. Le 18 août 2015, l'Etat islamique a décapité celui qui avait dirigé pendant près d'un demi-siècle le service des Antiquités de Palmyre, Khaled Al-Assaad, âgé de 82 ans. SANA SANA / REUTERS
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Statue monumentale de 3,5 m de haut, le Lion de Palmyre, aussi connu sous le nom de Lyon d'Athéna, ornait l'entrée du musée archéologique de Palmyre. La sculpture a été détruite par les jihadistes, comme en témoigne cette image datée du 27 mars. SANA SANA / REUTERS
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La citadelle construite par les Mamelouks au XIIIe siècle a été érigée au sommet d'une colline proche de Palmyre. La photo a été prise le 25 mars alors que l'armée syrienne progressait vers la cité antique. MIKHAIL VOSKRESENSKIY / RIA NOVOSTI
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Autre image fournie le 27 mars par l'agence officielle syrienne Sana : celle de la destruction de l'hôtel de la Citadelle, dans le cœur historique de Palmyre.  SANA SANA / REUTERS
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La quasi totalité des habitants a fui les quartiers résidentiels de la ville, comme le montre cette photo prise dimanche 27 mars 2016. Les raids aériens russes ont précédé la reprise de la cité antique par l'armée de Bachar Al-Assad. STR / AFP
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Un autre immeuble détruit, photographié le 27 mars 2016. En 20 jours de combats, 400 jihadistes sont morts. C'est "le bilan le plus lourd pour l'Etat islamique dans une seule bataille depuis son émergence", selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. STR / AFP
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Un soldat de l'armée syrienne fait le V de la victoire, le 27 mars 2016. La perte de Palmyre est la deuxième défaite notable de l'Etat islamique en Syrie après celle, en janvier 2015, de la ville de Kobané, au nord du pays. Le groupe avait été chassé par les forces kurdes appuyées par l'aviation de la coalition menée par les Etats-Unis. MAHER AL MOUNES / AFP