Djihadistes français : l'appel des familles

Alors que Daech perd peu à peu ses anciennes conquêtes territoriales, une vingtaine de famille de djihadistes ont interpellé le président de la République.

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Amine Elbahi est un étudiant en droit engagé contre la radicalisation. Lui, qui a vu sa grande soeur rejoindre en 2014 les rangs de Daech. Jusque là, elle avait mené sa scolarité dans un lycée à Roubaix (Nord). C'est ici que, selon Amine Elbahi, des recruteurs ont entamé son embrigadement. "On leur vend un parcours de vie. On leur vend une orientation. On leur vend une maison. On leur vend un mari, des femmes, des enfants également. Et en l'occurrence, je pense qu'elle s'est fait avoir. Comme toutes les femmes, d'ailleurs", dit le jeune homme.

Une lettre adressée au président

C'est près de Raqqa que sa sœur s'installe avec un djihadiste, aujourd'hui mort en kamikaze. Elle a deux enfants de un et deux ans, mais n'a plus donné de nouvelles depuis le mois de février. Raqqa est désormais tombée. Amine Elbahi demande, comme une vingtaine d'autres familles de djihadistes, dans une lettre adressée au président de la République, que la France rapatrie leurs proches pour qu'ils soient jugés ici.

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Valérie de Boisrolin, l'une des trois personnes mises en examen dans cette affaire, a participé à "Stop jihadisme", la campagne du gouvernement pour lutter contre la radicalisation.  (JOEL SAGET / AFP)