Attentat de New York : le suspect a-t-il un lien avec l’organisation État islamique ?

L’assaillant aurait dit avoir agi pour le groupe État islamique, mais l’organisation terroriste n’a pas revendiqué cette attaque. Comment faut-il interpréter ce silence ? Étienne Leenhardt, présent en plateau, nous en dit plus.

Voir la vidéo
FRANCE 2
avatar
France 2France Télévisions

Mis à jour le
publié le

"Le groupe État islamique a beaucoup varié ces derniers mois dans sa façon de revendiquer les attentats", observe le journaliste Étienne Leenhardt. Il évoque notamment la tuerie de Las Vegas (Nevada, États-Unis), au début du mois d’octobre : elle a été "revendiquée dans les heures qui suivent par l’organisation alors même que la police américaine n’a toujours pas, aujourd’hui, établi de lien direct entre l’auteur de la tuerie de Las Vegas et le groupe terroriste."

Un lien encore obscur

"Il est aussi possible, disent les enquêteurs, que l’auteur de l’attaque d’hier soir ait été en contact non pas avec ce qu’il reste du groupe État islamique en Irak et en Syrie, mais avec un groupe périphérique qui a fait allégeance à l’organisation", poursuit le journaliste. "Si son origine ouzbek est confirmée, il existe un mouvement islamique d’Ouzbékistan qui a envoyé plusieurs centaines de combattants en Syrie ces dernières années et qui a précisément fait allégeance au groupe terroriste il y a deux ans."

Le JT
Les autres sujets du JT
L\'équilibre des forces joue à présent en défaveur de Daesh. Mais les combattants de l\'EI sont bien déterminés à garder leur fief. Ils résistent, et se cachent dans les maisons de la vieille ville de Mossoul. Pour planifier leurs attaques à l\'abri des regards, ils se servent même de tunnels comme de camps d\'entraînement souterrains, terrés sous la colline qui surplombe Mossoul.
L'équilibre des forces joue à présent en défaveur de Daesh. Mais les combattants de l'EI sont bien déterminés à garder leur fief. Ils résistent, et se cachent dans les maisons de la vieille ville de Mossoul. Pour planifier leurs attaques à l'abri des regards, ils se servent même de tunnels comme de camps d'entraînement souterrains, terrés sous la colline qui surplombe Mossoul. (ALAA AL-MARJANI / REUTERS)