22 000 jihadistes tués par la coalition anti-Etat islamique, depuis 2014, selon Le Drian

Sur le plateau de France 21, Jean-Yves Le Drian a par ailleurs estimé à 35 000 le nombre de combattants de l'EI, dont 12 000 au moins étrangers.

Des jihadistes du groupe Etat islamique défilent dans leur fief de Raqqa (Syrie) en janvier 2014.
Des jihadistes du groupe Etat islamique défilent dans leur fief de Raqqa (Syrie) en janvier 2014. (UNCREDITED/AP/SIPA / AP)
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Ce bilan est "sans doute un peu approximatif", a concédé le ministre de la Défense. Invité de la chaîne d'information en continu France 24, Jean-Yves Le Drian a annoncé qu'environ 22 000 jihadistes ont été tués par la coalition conduite par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique (EI), en Irak et en Syrie, depuis l'été 2014. 

Sur ce total, environ un millier de jihadistes sont morts lors de raids de l'armée française, qui réalise entre 5 et 15% des frappes de la coalition selon le nombre d'avions engagés, a précisé l'entourage du ministre.

Sur le plateau de France 21, Jean-Yves Le Drian a par ailleurs estimé à 35 000 le nombre de combattants de l'EI, dont 12 000 au moins étrangers.

L'Etat islamique est en état de "fragilité"

Lancées à l'été 2014, les frappes de la coalition se sont intensifiées depuis les attentats de Paris en novembre, notamment sur les sites de production de pétrole, dont le trafic était l'une des principales sources de revenus pour l'EI. La campagne aérienne a entraîné de premiers reculs de l'EI à Kobané (Syrie), Sinjar et dernièrement Ramadi (Irak). 

"Il n'y a plus de grande offensive de Daech [acronyme de l'EI en arabe] depuis quelque temps (...) On est dans une situation de grande fragilité de Daech mais il faut rester très prudent", a ajouté le ministre de la Défense. "Je pense qu'ils ont été secoués, amenuisés par nos interventions, y compris dans leurs moyens lourds, mais ils se sont aussi habitués à la nouvelle donne", a-t-il poursuivi.

"Ils s'insèrent au milieu des populations civiles et ils se protègent de cette manière. Ils mènent des opérations ponctuelles de résistance ici et là (..) Leurs moyens financiers commencent aussi à s'assécher", a estimé le ministre.

Toutefois, l'organisation a lancé samedi une nouvelle offensive sur la ville de Deir Ezzor (est), encore tenue par Damas.