Les femmes saoudiennes gagnent le droit de faire du vélo

L'interdit qui leur était fait a été levé par la Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice. Peut-être un écho au film saoudien "Wadjda", qui a ému sur ce thème les cinéphiles du monde entier.

Image extraite du film "Wadjda", de Haifaa Al Mansour, sorti le 6 février 2013.
Image extraite du film "Wadjda", de Haifaa Al Mansour, sorti le 6 février 2013. (PRETTY PICTURES)
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Wadjda, l'héroïne du film éponyme de Haifaa Al-Mansour, accueillerait la nouvelle avec un grand sourire contagieux : les Saoudiennes ont désormais officiellement le droit de faire du vélo, rapporte lundi 1er avril l'agence américaine United Press International.

L'interdiction de conduire une voiture pour les femmes saoudiennes est depuis quelques années la cible des militantes saoudiennes. Le très joli film Wadjda, succès critique et public sorti en France le 6 février, a mis en lumière un autre interdit : celui de faire du vélo, pour les femmes comme pour les petites filles. Wadjda, une petite Saoudienne de 12 ans habitant Riyad, y participe à un concours de récitation du Coran pour tenter de gagner l'argent nécessaire à l'achat de la bicyclette tant désirée.

La Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice d'Arabie Saoudite semble l'avoir entendue : elle a décrété que les femmes pouvaient désormais utiliser un vélo à des fins récréatives, mais sous plusieurs conditions : être vêtues avec pudeur, avoir un membre de sa famille de sexe masculin à proximité, ne pas utiliser le vélo pour aller faire les courses, et ne pas pédaler là où il peut y avoir "une forte affluence de passants hommes".