L'uranium iranien, trop enrichi, inquiète l'AIEA

L'agence internationale de l'énergie atomique a découvert de l'uranium enrichi à 27% sur le site de Fordo, au-delà des 20% déclarés. Un écart "insignifiant" selon Téhéran.

La centrale nucléaire de Bushehr, en Iran.
La centrale nucléaire de Bushehr, en Iran. (VALERIY MELNIKOV / RIA NOVOSTI / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Les doutes persistent sur l'uranium iranien. L'AIEA a annoncé vendredi 25 mai avoir découvert des traces d'uranium enrichi à 27% sur le site controversé de Fordo, à 150 km au sud de Téhéran, alors que le niveau d'enrichissement maximum déclaré par l'Iran n'est que de 20%.  L'Iran a estimé samedi qu'il s'agissait d'une "question technique insignifiante" montée en épingle par les médias.

Téhéran a expliqué que la production de ces particules était "peut-être liée à des raisons indépendantes du contrôle de l'opérateur" de l'usine, mais l'agence a demandé des détails supplémentaires. Enrichi jusqu'à 20%, l'uranium peut servir de combustible à des centrales nucléaires ou des réacteurs de recherche, mais à plus de 90% il sert à la fabrication de l'arme atomique dont les Occidentaux soupçonnent l'Iran, malgré ses démentis, de chercher à se doter. 

"L'évocation par certains médias de ces questions techniques insignifiantes (...) dévoile des objectifs politiques" visant à "porter atteinte à l'atmosphère de coopération constructive entre l'Iran et l'AIEA", a affirmé le représentant iranien auprès de l'agence onusienne, Ali Asghar Soltanieh.