L'ONU condamne la nouvelle loi israélienne sur les colonies

Selon Antonio Guterres, le texte "est en infraction avec la loi internationale et aura d'importantes conséquences juridiques pour Israël".

Des maisons de la colonie israélienne d\'Efrat, le 7 février 2017, dans la bande de Gaza.
Des maisons de la colonie israélienne d'Efrat, le 7 février 2017, dans la bande de Gaza. (AMMAR AWAD / REUTERS)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Les Nations unies adressent une mise en garde à Israël. La nouvelle loi israélienne en faveur des colons viole la législation internationale, a estimé, mardi 7 février, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Ce dernier "regrette profondément" l'adoption de cette loi, dans la nuit de lundi à mardi, qui permet à Israël de s'approprier de nouvelles terres palestiniennes en Cisjordanie occupée.

Selon le chef de l'ONU, le texte "est en infraction avec la loi internationale et aura d'importantes conséquences juridiques pour Israël". Le chef de l'ONU a souligné la nécessité d'éviter de prendre "des mesures qui feraient dérailler la solution à deux Etats" et estimé que ces questions devaient être résolues par la négociation.

Plus de 800 hectares colonisés

Adoptée par le Parlement israélien, la loi autorise l'Etat israélien à s'approprier, contre compensation, des terrains privés palestiniens sur lesquels des Israéliens ont construit sans autorisation en Cisjordanie occupée. Elle devrait revenir à "légaliser" 53 colonies dites "sauvages" et à exproprier au minimum plus de 800 hectares de terres palestiniennes, selon l'organisation israélienne la Paix maintenant.

Dénoncée comme un crime de guerre, un vol légalisé ou un pas de plus vers l'annexion de la Cisjordanie, la loi a scandalisé les Palestiniens et les défenseurs d'une solution à deux Etats.

De Londres au Caire, siège de la Ligue arabe, en passant par Paris, Berlin, Ankara ou Amman, elle a suscité une série de condamnations de la communauté internationale, ouvertement inquiète d'un nouveau coup porté à une paix insaisissable entre Israéliens et Palestiniens. Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, a "exhorté" Israël "à ne pas mettre en œuvre" cette loi.