Israël frappe la bande de Gaza après avoir subi des tirs de roquettes

Les derniers raids aériens sur ce territoire palestinien remontaient au mois d'avril.

Un F-15 israélien, le 19 novembre 2012, lors des bombardements sur Gaza.
Un F-15 israélien, le 19 novembre 2012, lors des bombardements sur Gaza. (JACK GUEZ / AFP)
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Après deux mois de relative accalmie, la violence a de nouveau frappé la bande de Gaza. L'armée de l'air israélienne a annoncé avoir lancé des attaques aériennes, dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 juin, sur ce territoire palestinien, après avoir essuyé des tirs de roquettes plus tôt dans la soirée.

Ces raids interviennent presque sept mois jour pour jour après la mise en place d'une trêve, le 21 novembre, entre le parti Hamas, au pouvoir, et Israël. Cet accord avait été conclu au terme d'une semaine d'hostilités meurtrières. Depuis, des roquettes ont été tirées à plusieurs reprises sur le sud de l'Etat hébreu, des tirs la plupart du temps revendiqués par des groupes salafistes remettant en cause l'autorité du Hamas.

Pas de blessé, mais la trêve fragilisée

Les tirs de missiles de dimanche, qui visaient là encore le sud de l'Etat hébreu, n'ont fait ni dégât ni blessé, selon des sources militaires. Deux roquettes ont atteint le sol israélien, et deux autres ont été interceptées en vol par Iron Dome, le système de défense de l'armée.

En réponse, Tsahal a annoncé sur Twitter avoir ciblé avec succès "des infrastructures terroristes" de la bande de Gaza, d'où avaient été tirées les roquettes. Des témoins palestiniens ont pour leur part indiqué que ces raids aériens avaient touché des zones inhabitées, et n'avaient pas fait de blessé.

Dans un communiqué (en anglais), l'armée israélienne a imputé la responsabilité des tirs de roquettes, qui n'ont pas été pour le moment revendiqués, au mouvement islamiste Hamas. Le point de passage de Kerem Shalom, réservé au transit de marchandises entre Israël et la bande de Gaza, sera par ailleurs fermé jusqu'à nouvel ordre, précise le communiqué.