Irak : un film de famille pour illustrer l'absurdité de la guerre

En 2003 en Irak, le neveu du réalisateur Abbas Fahdel, 11 ans, a été fauché par des tirs en plein tournage de son documentaire. Pour lui rendre hommage, le cinéaste s'est attelé à boucler un film de famille bouleversant qui a décroché plusieurs prix.

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France 3

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Homeland : Irak année zéro. Le réalisateur Abbas Fahdel s'est offert l'ironie de baptiser son oeuvre du même nom qu'une série américaine. C'est un film d'une durée de 5h30, tourné en 2003 en Irak, sur les rives du Tigre aujourd'hui occupées par Daech.

Pendant un an et demi, le réalisateur a filmé le quotidien de sa propre famille, d'abord sous le régime de Saddam Hussein. On voit Bagdad vivre, manger et rire comme toutes les villes du monde, tout en se préparant aux bombardements américains.

La guerre puis l'anarchie

La deuxième partie du film montre un conquérant américain, accueilli comme un libérateur et qui se comporte en occupant. Abbas Fahdel raconte comment l'Irak va être divisé entre sunnites et chiites et l'anarchie qui va amener Daech. Mais toujours à travers le quotidien de sa famille et de son neveu.

Un gavroche de 11 ans qui comprend tout et qui va mourir d'une balle perdue en plein tournage. Abbas Fahdel n'a pas pu regarder les images durant dix ans. Aujourd'hui, il a monté le film en hommage à son neveu et son oeuvre triomphe dans tous les festivals, tant le film de famille montre de manière implacable l'absurdité de la guerre.

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