Des attaques coordonnées contre les prisons de Taji, au nord de Bagdad, et d'Abou Ghraib, à l'ouest de la capitale irakienne, ont fait au moins 41 morts, dans la nuit de dimanche 21 à lundi 22 juillet. Les violents affrontements qui ont suivi, entre assaillants, soldats et policiers ont duré près de 10 heures et provoqué des émeutes dans les prisons. Au moins 500 détenus ont réussi à s'évader.

Que s'est-il passé ?

Les attaques ont débuté vers 21h30, alors qu'il faisait nuit, par des tirs de mortiers dirigés sur les prisons. Des voitures et des engins piégés ont ensuite explosé près des entrées des deux prisons, tandis que trois kamikazes portant des ceintures d'explosifs se jetaient sur une entrée de la prison de Taji, selon la police. Les accrochages ont duré toute la nuit, avec l'intervention d'hélicoptères de l'armée, tandis que des renforts militaires bouclaient les alentours des deux prisons.

Combien y a-t-il eu de victimes ?

Les affrontements ont fait au moins 40 morts. Selon la police et des médecins de deux hôpitaux, au moins neuf membres des forces de sécurité, dont des policiers, soldats et gardiens de prison, ont été tués à Taji, et 11 à Abou Ghraib. Aucun bilan n'a été donné concernant le nombre d'assaillants tués ou capturés, mais deux hôpitaux de Bagdad ont affirmé avoir reçu les corps de dix assaillants. Vingt-et-un prisonniers sont morts et 25 ont été blessés dans des émeutes qui ont suivi l'attaque des prisons.

Y a-t-il eu des évasions ?

Près de 500 prisonniers "terroristes", se sont évadés de la prison d'Abou Ghraib, a affirmé à l'AFP un membre de la commission de la Sécurité et de la Défense au parlement. Un député kurde a estimé pour sa part, sur le site internet du parti kurde PUK, qu'"entre 500 et 1 000 détenus" s'étaient évadés des deux prisons.