Arabie saoudite : à la veille de l'exécution d'Ali Mohammed Al-Nimr, les internautes réagissent

À l'est de l'Arabie saoudite, un jeune homme risque la décapitation pour avoir manifesté quand il avait 17 ans. France 3 revient sur les faits.

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Il s'appelle Ali Mohammed Al-Nimr. Jeudi 24 septembre, il pourrait être décapité et son corps crucifié en place publique. Son crime : avoir participé en 2012 à une manifestation antigouvernementale. Il n'avait que 17 ans lorsqu'il a été arrêté dans la foule, torturé et contraint à des aveux. Son procès est décrit comme une mascarade de justice. Le jeune homme appartient en effet à une minorité religieuse, et est aussi un des neveux d'un des plus fervents opposants au régime de Riyad.

Violation de la convention internationale des Droits de l'Enfant

Henri Leclerc, avocat et militant de l'abolition de la peine de mort dénonce une violation de la Convention internationale des Droits de l'Enfant. Du bout des lèvres, les États commencent à s'exprimer comme la France par un bref communiqué. Mais ce sont surtout les internautes du monde entier qui expriment sur la toile leur effroi, relayés par les ONG qui classent l'Arabie saoudite troisième pays qui exécute le plus, derrière la Chine et l'Iran. Lundi dernier, l'Arabie saoudite a effectivement été nommée à la tête d'une des ces comissions des Droits de l'Homme à l'ONU. Trois jours plus tard, elle s'apprête à exécuter Ali Mohammed Al-Nimr.

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Photo de Ali Mohammed Al-Nimr, un jeune Saoudien condamné à la décapitation et à la crucifixion. Ce cliché provient de la page Facebook de soutien ouverte par son oncle.
Photo de Ali Mohammed Al-Nimr, un jeune Saoudien condamné à la décapitation et à la crucifixion. Ce cliché provient de la page Facebook de soutien ouverte par son oncle. (FACEBOOK )