Marie Curie : première femme lauréate d’un Prix Nobel

Avec la découverte du polonium, Marie Curie a révolutionné la médecine moderne. Consacrant sa vie à la science, elle est la seule lauréate à avoir été récompensée dans deux domaines scientifiques distincts.

Voir la vidéo
avatar
Brut.France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Maria Skłodowska est née en Pologne le 7 Novembre 1867. Celle qu'on connait sous le nom de Marie Curie est la benjamine d’une fratrie de cinq enfants.

A 24 ans, elle arrive à Paris pour rejoindre sa soeur et poursuivre des études de mathématiques et de physique. Pour se payer ce voyage, elle a été obligée de travailler pendant un an à Varsovie.

Des découvertes scientifiques fondamentales

En 1894, elle rencontre son futur mari, Pierre Curie, qui étudie également le magnétisme. Ensemble, ils font la découverte en juillet 1898 du Polonium, un nouvel élément chimique, au cours de leurs recherches sur la radioactivité, et en décembre de la même année, celle du Radium.

Ses travaux lui permettent de développer une technique de traitement du cancer, la curiethérapie.

À 36 ans, elle est récompensée d’un prix Nobel de physique avec son mari, partagé avec Henri Bequerel. Elle en reçoit un second en chimie, 8 ans plus tard.

Elle étudie ensuite, auprès du Dr Antoine Béclère, l'usage des rayons X dans un but diagnostique. 

En 1911, cinq ans après la mort de son mari, elle entame une relation amoureuse avec un physicien marié, Paul Langevin. L'affaire est révélée dans la presse et fait scandale.

Lorsque la première Guerre Mondiale éclate, elle décide de se rendre sur le front et d’utiliser ses connaissances au profit de la santé. Elle crée des unités mobiles de radiographie, ainsi que des ambulances équipées - les Petites Curies -. Ces appareils auraient permis de sauver près d'1 million de personnes durant le conflit.

Une femme parmi les hommes

Durant le même temps, elle décide de créer une école de femmes qui propose un diplôme. Elle permet ainsi de rendre les femmes autonomes financièrement et d’instruire les filles des milieux les plus défavorisés.

A 55 ans, elle entre à l’Académie de médecine : elle est la première femme à le faire.

Aujourd’hui encore, ses travaux permettent de sauver des vies et font avancer les progrès en médecine.