Premières nouvelles rassurantes de l’otage française à Bangui

France info a pu obtenir les premières nouvelles de l'humanitaire française retenue en Centrafrique depuis cinq jours. Claudia Priest et le religieux enlevé avec elle "vont bien". Les négociations pour leur libération continuent.

(Claudia Priest a été enlevée lundi dernier à Bangui © MaxPPP)
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France Info aobtenu les premières nouvelles de l'humanitaire française retenue en Centrafrique depuis cinq jours avec un religieux centrafricain. Claudia Priest, 67 ans et le religieux retenu avec elle, le frère Gustave vont bien. Ils ont tous les deux été enlevés lundi dernier dans le quartier de Boyrabe, dans les faubourgs de Bangui, le fief des anti-balaka, des miliciens essentiellement chrétiens.

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Des conditions spartiates

D'après un proche de l'Archevêque de Bangui, qui a pu parler ce matin encore au téléphone avec les ravisseurs, "les conditions de détention sont difficiles, mais nous savons que les deux otages vont bien ". Jeudi, de l'eau et de la nourriture ont pu leur être apportées. Cette information a été confirmée à France info de source diplomatique.  "Nous savons qu'ils ne sont pas maltraités, on le vérifie tous les jours, même s'ils sont retenus dans des conditions très spartiates ". Des négociations ont été entamées, mais les discussions semblent au point mort, ce vendredi. Les négociateurs estiment toutefois qu'il n'y a "pas besoin d'utiliser la force ", même si le secteur de la détention est connu, à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Bangui.

Une libération exigée

Les anti-balaka posent toujours comme condition la libération d'un de leur chef, le général Andjilo, arrêté le week-end dernier à Bouca dans l'ouest du pays, par les casque bleus en Centrafrique. Il est accusé notamment d'avoir mené des massacres contre des musulmans, il y a un peu plus d'un an. Sur place à  Bangui, l'inquiétude grandit sur ce phénomène nouveau, l'enlèvement d'expatrié devenu un mode de revendication pour les groupes armés.