Pays-Bas : les candidats divisés autour de l'immigration

Près de 13 millions d’électeurs sont appelés aujourd’hui aux urnes pour des législatives aux enjeux cruciaux aux Pays-Bas. Coup de projecteur sur les candidats principaux, divisés sur l'immigration. 

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Il a mis l’immigration au coeur de la campagne. Geert Wilder, le fondateur du parti d’extrême droite, est un adepte des phrases-chocs contre les étrangers et l’islam. Mais la politique aux Pays-Bas, ce n’est pas que lui. Le pays a une longue tradition d’intégration, avec 5% de la population qui est musulmane.

Mélange entre immigrés et Néerlandais

C’est ce que veut rappeler Jessy Klaver, 30 ans, dont le père est d’origine marocaine et la mère néerlandaise aux racines indonésiennes. Il se dit choqué par le climat de la campagne aux Pays-Bas. "On me dit ‘je ne voterai pas pour vous parce que vous êtes Marocain, rentrez dans votre pays’, ça me heurte". Ahmerd Aboutaleb, le maire de Rotterdam, incarne le parfait exemple d’intégration néerlandaise. Né au Maroc, ce musulman pratiquant a une priorité : favoriser le mélange à l’école entre immigrés et Néerlandais.

L\'actuel Premier ministre Mark Rutte (à gauche) et le leader d\'extrême droite Geert Wilders, lors d\'un débat, le 13 mars 2017, à Rotterdam (Pays-Bas).
L'actuel Premier ministre Mark Rutte (à gauche) et le leader d'extrême droite Geert Wilders, lors d'un débat, le 13 mars 2017, à Rotterdam (Pays-Bas). (YVES HERMAN / POOL)