VIDEOS. Six séquences à retenir de "Cash Investigation" sur les "Paradise Papers"

Un pilote de Formule 1, un milliardaire russe, un groupe aéronautique français, un cabinet d'avocats... Voici quelques-uns des protagonistes de cette enquête planétaire sur les montages financiers réalisés à des fins d'optimisation fiscale.

Un Falcon 7X de Dassault, le 10 novembre 2016, à Mérignac (Gironde).
Un Falcon 7X de Dassault, le 10 novembre 2016, à Mérignac (Gironde). (MEHDI FEDOUACH / AFP)
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Huit mois d’enquête dans le plus grand secret, des Bermudes à l’île de Man, en passant par la République démocratique du Congo ou le Brésil… "Cash Investigation" a enquêté sur les "Paradise Papers", en partenariat avec le Consortium international des journalistes d’investigation. Voici six séquences à retenir de cette enquête planétaire sur l'optimisation fiscale, qui a été diffusée mardi 7 novembre. Des montages financiers sophistiqués qui livrent aussi de troublants secrets.

>> REPLAY. Revoir l'émission "Cash Investigation" sur les "Paradise Papers"

Comment acheter un jet privé sans payer la TVA 

"Cash Investigation" a filmé en caméra cachée dans les allées du Salon aéronautique de Genève, en Suisse. Un journaliste s'est fait passer pour le représentant d'un client fortuné souhaitant s'offrir un jet privé, mais sans payer la TVA sur son achat à plusieurs dizaines de millions d'euros. Rien de plus simple. Après quelques questions, un représentant de Dassault Aviation lui conseille la création d'"une coquille vide" et recommande de passer par l'île de Man.

Dans le salon, le cabinet d'avocats Estera, qui livre à ses riches clients ses précieux conseils pour éviter de payer la TVA, dispose d'un stand. "Sur un jet à 50 millions d'euros, c'est 10 millions que vous économisez. J'ai fait ce montage tellement de fois, ça fonctionne parfaitement", assure l'un de ses représentants.

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Le PDG de Dassault Aviation se défend

D'après les "Paradise Papers", Dassault a joué un rôle actif dans des montages destinés à éviter à ses clients d'acquitter la TVA sur les jets privés, via l'île de Man. Elise Lucet a tenté d'obtenir des éclaircissements de la part du PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, en l'interrogeant à l'occasion d'une réunion à laquelle il participait à Bruxelles, en Belgique. Face aux documents présentés par la journaliste, le dirigeant du groupe aéronautique assure que "pas un euro n’est perdu pour la TVA française".

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Comment Lewis Hamilton a acheté son jet privé sans payer la TVA

D'après les documents qu'a pu consulter "Cash Investigation", le quadruple champion du monde de Formule 1, le Britannique Lewis Hamilton, a utilisé une société-écran sur l'île de Man pour économiser la TVA lors de l'achat d'un nouveau jet privé de plus de 18 millions d'euros. A la clé : plus de 4 millions d'euros d'économies.

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Comment Oleg Tinkoff a acheté ses avions à Dassault en économisant la TVA

L’homme d’affaires et milliardaire russe Oleg Tinkov a acheté trois avions Falcon à Dassault en passant par l’île de Man pour éviter de payer la TVA et économiser ainsi 18 millions d'euros. 

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Au Brésil, un ministre en plein conflit d'intérêts

Au Brésil, le groupe Louis-Dreyfus, multinationale néerlandaise spécialisée dans le négoce, s’est associé à un homme influent désormais au centre d'un conflit d'intérêts : Blairo Maggi. Car l'actuel ministre de l’Agriculture est aussi à la la tête d’une des plus importantes exploitations de soja du premier pays producteur au monde, Amaggi, dans un contexte où la demande mondiale a explosé.

Le cabinet d'avocats spécialistes de la finance offshore Appleby, au cœur du scandale des "Paradise Papers", s'est chargé de monter la joint-venture entre la société Louis-Dreyfus et le roi brésilien du soja via une société offshore installée aux îles Caïmans. Le groupe Louis-Dreyfus a en outre financé la campagne électorale du ministre. Et Blairo Maggi est un peu gêné par les questions de "Cash Investigation". 

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Un géant suisse des mines associé à un Israélien sulfureux en RDC

Les "Paradise Papers" révèlent que Glencore, géant suisse des mines et du négoce, a accordé un prêt de 45 millions de dollars à une entreprise en RDC (République démocratique du Congo), contrôlée par l'homme d'affaires israélien Dan Gertler, qui a tissé des relations étroites avec le président de la RDC Joseph Kabila et son entourage.

Mais le nom de cet homme apparaît surtout dans plusieurs affaires de corruption et figure dans plusieurs listes noires destinées aux investisseurs, selon les "Paradise Papers". Or Dan Gertler a servi d'intermédiaire, lorsque Glencore cherchait à acquérir des droits d'exploitation pour la mine de Katanga. Et dans ce dossier, la RDC a vu s'envoler des centaines de millions de francs CFA, selon les conclusions de l'investigation relatées par RFI. La société Glencore a rejeté les accusations de corruption concernant la transaction.

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