Passé au détecteur de mensonges, le récit du "naufragé du Pacifique" serait "100% véridique"

José Salvador Alvarenga affirme avoir dérivé pendant 13 mois seul dans l'océan, avant d'échouer en janvier sur un atoll des îles Marshall.

Le \"naufragé du Pacifique\" José Salvador Alvarenga aux côtés d\'un représentant de son cabinet d\'avocat et d\'un garde du corps après une conférence de rpesse au Salvador, le 4 avril 2014.
Le "naufragé du Pacifique" José Salvador Alvarenga aux côtés d'un représentant de son cabinet d'avocat et d'un garde du corps après une conférence de rpesse au Salvador, le 4 avril 2014. (JOSE CABEZAS / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Le récit de José Salvador Alvarenga avait rapidement été mis en doute. Le "naufragé du Pacifique", qui affirme avoir dérivé pendant 13 mois seul dans l'océan, a passé avec succès le test du détecteur de mensonges, affirme vendredi 4 avril un médecin engagé par un cabinet d'avocats américain.

"Monsieur Alvarenga ne ment pas (...) ce qu'il affirme est cohérent", assure le docteur Maria Elena Revelo, après avoir posé 82 questions au naufragé à l'aide d'un polygraphe. "Nous avons écouté le récit de M. Alvarenga et nous avons conclu qu'en plus d'être épique, son récit est 100% véridique", conclut le directeur du cabinet d'avocat qui représente le naufragé.

A 12 500 km de son point de départ supposé

José Salvador Alvarenga, 37 ans, raconte avoir erré en mer à la suite d'une avarie de moteur survenue en décembre 2012 sur son petit bateau de pêche au large du sud du Mexique. Il est réapparu aux îles Marshall, à 12 500 km de son point de départ, en haillons, amaigri, barbu et les cheveux longs, les genoux éraflés, affirmant aux médias locaux avoir survécu en se nourrissant d'oiseaux, de poissons et en buvant du sang de tortue ainsi que son urine.

Le récit de cette odyssée de treize mois a été corroboré par une étude de l'université de Hawaï à Manoa, qui a analysé les vents et les courants au cours de cette période dans la zone traversée. Le pêcheur, qui souffre aujourd'hui de phobie de la mer et doit donc en rester éloigné, est sous traitement médical psychologique pour au moins six mois.