Obama : des larmes contre les armes

Barack Obama présentait des mesures pour renforcer le contrôle des armes aux Etats-Unis. Le président américain n'a pas caché son émotion en revenant sur la mort de 26 personnes dans la tuerie de Newton.

(Les larmes de Barack Obama, en parlant de la tuerie de Newton © Reuters/Kevin Lamarque)
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Radio France

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Les mesures sont assez modestes mais les mots sont forts. Et l'image qui restera, c'est bien celle d'un président américain dans le salon d'honneur de la Maison blanche, qui s'arrête de parler pendant de longues secondes et ne peut pas retenir ses larmes en évoquant la tuerie de Newton et les très jeunes enfants tués il y a trois ans.

"La communication de Barack Obama est toujours extrêmement travaillée"' François Durpaire, historien spécialiste des Etats-Unis (avec Julien Moch)

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Barack Obama s'exprime d'ailleurs avec, à ses côtés, des familles de victimes. Il prend symboliquement la tête du mouvement pour le contrôle des armes et il défend cette décision d'agir par décret : "Il y a urgence , lance le président américain. Le lobby des armes peut prendre le Congrès en otage mais il ne peut pas prendre en otage le peuple américain" .

"Nous ne sommes pas là pour parler de la dernière fusillade de masse, mais pour faire quelque chose pour empêcher la prochaine" Barack Obama

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La mesure principale qu'il propose, c'est l'extension des vérifications judicaires et psychiatriques pour les acheteurs d'armes. Une loi votée par le Congrès aurait pu l'imposer à tous, un décret peut juste durcir les conditions d'obtention d'une licence et donner plus de moyens pour les contrôles des vendeurs. 

Barack Obama le sait, les mesures proposées ne changeront pas significativement le marché des armes aux Etats-Unis. "Cela va prendre du temps pour obtenir des résultats" , reconnaît-il. Mais l'essentiel, c'est cette volonté, avec ce discours solennel, de lancer un mouvement national. La NRA (National Rifle Association) appelle déjà ses partisans à se mobiliser et appelle à voter contre les démocrates à l'élection présidentielle de novembre. Quant aux candidats républicains, ils promettent tous d'abroger ces décrets.