VIDEO. Anders Breivik fait un salut nazi lors de son procès contre l'Etat norvégien

L'extrémiste de droite responsable de la tuerie d'Utoya en 2011 a intenté un procès pour dénoncer ses conditions de détention. 

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Le ton a été donné dès son arrivée dans la salle d'audience, un gymnase de la prison de Skien (sud de la Norvège) transformé pour l'occasion. Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes à Oslo et sur l'île d'Utøya en 2011, a fait un salut nazi, mardi 15 mars, au premier jour du procès qu'il a intenté contre l'Etat sur ses conditions de détention. 

Crâne totalement rasé, en costume sombre, chemise blanche et cravate dorée, Breivik est entré dans le prétoire, s'est tourné après quelques instants vers la presse, puis a tendu le bras droit, sans prononcer un mot. Ce faisant, il effectue une variante du salut nazi qu'il avait fait à plusieurs reprises pendant son propre procès en 2012 : il avait alors porté son poing droit sur le cœur puis avait tendu le bras. 

Une allégeance au national-socialisme

Dans une lettre envoyée à l'AFP le 27 octobre 2014, l'extrémiste aujourd'hui âgé de 37 ans, qui se disait jusqu'alors "militant nationaliste", avait annoncé son "allégeance au national-socialisme". Breivik accuse aujourd'hui l'Etat norvégien d'enfreindre deux dispositions de la convention européenne des droits de l'homme, l'une interdisant les traitements "inhumains" ou "dégradants" et l'autre garantissant le "droit au respect de sa vie privée (...) et de sa correspondance"

Le 22 juillet 2011, il avait tué 77 personnes : 8 en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69 en ouvrant le feu sur un camp d'été de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya. Il a été condamné en 2012 à 21 ans de prison, peine susceptible d'être prolongée s'il reste considéré comme dangereux.

Le tueur Anders Behring Breivik effectue un salut nazi en entrant dans le prétoire, le 15 mars 2016, à Skien (Norvège). 
Le tueur Anders Behring Breivik effectue un salut nazi en entrant dans le prétoire, le 15 mars 2016, à Skien (Norvège).  (GWLADYS FOUCHE / REUTERS)