La sacro-sainte union politique sur la guerre au Mali est en train de se fissurer en France. Après le consensus (presque) unanime qui a suivi l'annonce de l'engagement français, des réserves et critiques émergent. "Quels sont les objectifs ?" s'est demandé lundi 21 janvier Jean-François Copé sur BFMTV. "Il faut que le président de la République dise quels sont les critères qui détermineront si l'objectif est atteint", a ajouté le président de l'UMP. "Est-ce que c'est la lutte contre le terrorisme international ? Est-ce que c'est la lutte contre le terrorisme dans cette région ? Est-ce que c'est de permettre la réunification du Mali ?"

Des interrogations qui tranchent avec le soutien qu'il avait affiché le 11 janvier. "Il était grand temps d'agir", avait-il déclaré, ajoutant : "l'intervention de l'armée française se fait dans une parfaite légalité internationale. La France se montre fidèle à ses valeurs universelles, celles-là mêmes qui ont justifié l'intervention en Afghanistan contre l'extrémisme, le fanatisme, le terrorisme et en faveur de la paix et de la sécurité internationale." 

Jean-François Copé, président de l'UMP, sur BFMTV, le 21 janvier 2013.
Jean-François Copé, président de l'UMP, sur BFMTV, le 21 janvier 2013. (BFMTV / FRANCETV INFO)