La France affiche sa "détermination totale" à poursuivre son opération militaire au côté de l'armée malienne pour stopper l'avancée des jihadistes et permettre la mise en œuvre des résolutions de l'ONU, malgré la mort dès le premier jour d'un militaire français.

"La France est engagée dans un combat sans merci contre le terrorisme, où qu'il se trouve", a affirmé samedi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, au cours d'une conférence de presse, au lendemain du début de l'engagement français. Face à la menace d'un déferlement des combattants islamistes vers le sud du Mali, Paris a décidé de "réagir avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il dit.

L'objectif des islamistes est, selon le gouvernement, d'empêcher la mise en oeuvre des résolutions du Conseil de sécurité, des décisions de l'Union européenne et des organisations africaines pour rétablir l'intégrité du Mali. "Ils n'y parviendront pas. Nous sommes déterminés à les en empêcher dans le cadre strict de la légalité internationale", a martelé le ministre. 

Une menace aussi pour la France et l'Europe selon Ayrault

Fort d'une détermination affichée dès vendredi par le président François Hollande, chef des armées, Jean-Marc Ayrault a souligné samedi 12 janvier la nécessité de l'intervention de l'armée française au Mali "pour stopper la menace terroriste"

Dans une courte allocution télévisée depuis Matignon, le Premier ministre a expliqué, au lendemain du feu vert donné par François Hollande à cette intervention, que la France souhaitait ainsi "contribuer à stopper la menace terroriste, qui menace non seulement le Mali et l'Afrique, mais qui menace aussi la France et l'Europe""Les Français sont conscients de la gravité de cette décision, mais cette décision est nécessaire pour stopper la menace terroriste", a conclu Jean-Marc Ayrault.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le 4 janvier 2013 dans la cour de l'Elysée (Paris).
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le 4 janvier 2013 dans la cour de l'Elysée (Paris). (MIGUEL MEDINA / AFP)