Mali : deux attaques contre l'ONU font neuf morts, dont un Casque bleu

Ces attaques sont survenues alors que le Conseil de sécurité des Nations unies doit discuter mardi de la sécurité en Afrique.

Un casque bleu de la mission de l\'ONU au Mali (Minusma) patrouille à Tombouctou, le 19 septembre 2016.
Un casque bleu de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) patrouille à Tombouctou, le 19 septembre 2016. (SEBASTIEN RIEUSSEC / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Neuf personnes, dont un Casque bleu togolais et cinq agents de sécurité maliens, ont été tuées, lundi 14 août, lors de deux attaques distinctes contre la Minusma, la mission de l'ONU au Mali. Une première attaque d'"hommes armés non identifiés" a visé des camps onusiens à Douentza, dans le centre du pays. Un Casque bleu togolais et un soldat malien ont été tués. Un autre Casque bleu a été blessé. "Les Casques bleus ont riposté et deux assaillants ont été abattus", a ajouté la force de l'ONU, condamnant "cette attaque terroriste révoltante".

Une seconde attaque a visé le quartier-général de la Minusma à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, dans l'après-midi. Des hommes armés ont pris d'assaut le bâtiment, tuant cinq gardes maliens de la mission de l'ONU, un membre de la gendarmerie malienne et un agent civil contractuel de la Minusma. En outre, un garde de sécurité malien et six Casques bleus ont été blessés, dont deux grièvement. "Six assaillants ont été abattus lors de la riposte", a précisé l'ONU. Une force de réaction rapide et des hélicoptères d'attaque ont été déployés pour "sécuriser" le QG et "traquer d'éventuels assaillants", a-t-elle expliqué.

Le chef de la Minusma a condamné, lundi, un "acte lâche et ignoble". Ces attaques à Douentza et Tombouctou contre les Casques bleus "peuvent constituer des crimes de guerre en vertu du droit international", a encore déclaré à New York le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Ces deux attaques sont survenues alors que le Conseil de sécurité des Nations unies doit discuter, mardi 15 août, de la sécurité en Afrique. La constitution d'une force internationale antijihadistes au Sahel doit y être évoquée.