Sur un marché de Bamako (Mali), le 14 février 2013.
Sur un marché de Bamako (Mali), le 14 février 2013. (SUPERSTOCK / SIPA)

Cela faisait près d'un an qu'elle était en sourdine. La France a officiellement repris lundi 18 février sa coopération avec le Mali, suspendue depuis le coup d'Etat du 22 mars 2012, a annoncé le ministre français du Développement, Pascal Canfin, lors d'une visite à Mopti (centre du Mali). "Ce déplacement a pour objectif d'évaluer avec les autorités maliennes les besoins prioritaires pour la reprise de la coopération", a déclaré le ministre, qui doit rencontrer à Bamako le président intérimaire Dioncounda Traoré, mardi.

"Nous avons arrêté l'aide dite au développement pendant des mois à la suite du coup d'Etat, et maintenant nous reprenons aujourd'hui même", a précisé Pascal Canfin, qui a visité à Mopti un hôpital financé par la France et la Belgique à hauteur de 16 millions d'euros. "J'ai vu des enfants au service de maternité qui seraient morts si cet hôpital n'était pas là aujourd'hui", a-t-il dit, ajoutant qu'il y avait encore "beaucoup de choses à améliorer".

Reprendre l'aide publique au développement

"A Tombouctou, il n'y a l'eau et l'électricité que pour quelques jours. Il y a donc des urgences pour faire repartir le pays. C'est une responsabilité pour la France de faire gagner la paix au Mali", a-t-il précisé. La France a "aujourd'hui 150 millions d'euros qui ont été gelés" en raison de la guerre au Mali et qui serviront à "financer des anciens projets mais aussi des nouveaux projets parce que la situation a changé".

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé la tenue à la mi-mai à Bruxelles d'une nouvelle conférence des donateurs pour le Mali afin d'"accompagner le processus de stabilisation" du pays tant sur le plan politique qu'en matière de développement. Pascal Canfin l'assure, "nous allons travailler ensemble sur une liste de priorités sur laquelle nous serons d'accord afin de reprendre de la manière la plus efficace l'aide publique au développement".