Les systèmes informatiques de l'armée française menacés par l'espionnage chinois ?

Le ministre de la Défense a attribué un marché informatique à l'américain IBM, qui vient de vendre son activité serveurs au chinois Lenovo, révèle "Le Canard enchaîné".

L'Australie et les Etats-Unis ont renoncé à avoir recours à Lenovo, en raison des risques de cyberespionnage.
L'Australie et les Etats-Unis ont renoncé à avoir recours à Lenovo, en raison des risques de cyberespionnage. ( AFP )

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Les systèmes informatiques sensibles de l'armée française infiltrés par des espions chinois ? C'est la question que soulève Le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 11 juin. Selon l'hebdomadaire, le ministère de la Défense a attribué, le 19 mai, son marché informatique, pour les quatre années à venir, au français Computacenter, associé à l'américain IBM. Ce dernier doit notamment fournir les serveurs. Or IBM a annoncé la vente, en janvier, de son activité serveur au chinois Lenovo.

"Lenovo est connu pour installer des logiciels espions"

"C'est de la folie. Lenovo est connu pour installer des logiciels espions indétectables dans ses équipements", assure un haut gradé au Canard enchaîné. Le journal assure que des pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou encore l'Australie ont renoncé à avoir recours à Lenovo, dont l'actionnaire principal est l'Etat chinois, en raison de risques de "cyberespionnage".

Selon Le Canard enchaîné, le choix du ministère de la Défense s'est porté sur le duo Computacenter-IBM pour des raisons d'économie, dont les prix défieraient "toute concurrence et même toute raison", poursuit l'hebdomadaire. Le cabinet du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, assure au Canard que "l'accord (entre Lenovo et IBM) n'est pas finalisé".