L'ambassade saoudienne en Iran incendiée par des manifestants

L'exécution samedi de Nimr Baqer al-Nimr, figure de la contestation chiite contre le régime saoudien, a entraîné de vives contestations, notamment en Iran. L'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran a été envahie et incendiée. Les deux pays s'accusent mutuellement de terrorisme.

(L'incendie de l'ambassade d'Arabie saoudite en Iran © REUTERS)
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Samedi, les deux pays ont fait monter la tension. L'Arabie saoudite a en effet décidé d'exécuter un leader chiite et opposant au régime. Cette décision a entraîné de fortes contestations en Iran, pays à majorité chiite. Dans la nuit de samedi à dimanche, l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran a été attaquée et incendiée. La police iranienne a chassé les manifestants qui l'avaient envahie.  

De nouveaux appels à manifester ont été lancés pour dimanche en Iran, mais aussi en Irak. Le ministère iranien des Affaires étrangères a demandé aux manifestants de ne pas s'en prendre à la représentation diplomatique. Mais ces manifestations font suite à une série de déclarations de part et d'autres. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iraniens avaient annoncé que le régime saoudien paierai "un prix élevé pour ces politiques", l'accusant également de soutenir le terrorisme.

De son côté, le Ryad a accusé l'Iran, pays "sans vergogne", de "fulminer au sujet des droits de l'Homme" alors que Téhéran mène des exécutions "sans cadre légal clair". Et le porte-parole du ministère saoudien des Affaires étrangères a ajouté que le régime iranien était bien "le dernier à pouvoir accuser d'autres de soutenir le terrorisme".

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