AVANT/APRES. Cinq ans après Fukushima, les plaies toujours visibles du Japon

Le tsunami dévastateur puis l'accident nucléaire de Fukushima ont laissé des traces. Si le Japon s'est partiellement reconstruit, des villes désertes cohabitent encore avec des espaces rénovés.

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Le 11 mars 2011, le Japon connaît le plus terrible drame de son histoire depuis la seconde guerre mondiale. Une triple catastrophe frappe le pays : un séisme de magnitude 9 entraîne un tsunami, qui cause un accident nucléaire à la centrale de Fukushima. Cinq ans après, la reconstruction avance dans les régions dévastées par le tsunami de mars 2011. Mais des villes désertées et des herbes envahissantes cohabitent avec des rues déblayées et entretenues. Grâce à Google Street View et l'Agence France Presse, francetv info vous propose de découvrir cette évolution en images. 

Tomioka est une ville fantôme. Située à 12 km de la centrale de Fukushima, la ville reste interdite à la population. Petit à petit, les terrains sont nettoyés. Les habitations les plus endommagées et les plus contaminées sont déblayées. (Mars 2011-Juillet 2015 / GOOGLE / AFP)

Totalement évacuée après le tsunami, Naraha est la première ville redevenue habitable depuis le 5 septembre 2015. Sur 7 400 habitants recensés avant mars 2011, seuls 440 sont revenus dans cette ville située à 15 km de Fukushima, explique Libération(Juillet 2013-Septembre 2015 / GOOGLE / AFP)

Ce petit village de la préfecture de Fukushima reste inhabité. Chaque année, 2 000 personnes visitent Namie, seulement quelques heures en raison du taux trop élevé de radiations, selon Geopolis(Mars 2013-Septembre 2015 / GOOGLE / AFP)

Symbole du passage dévastateur du tsunami, l'épave d'un bateau de pêche de 60 mètres de long échoué à Kesennuma était devenu un lieu de recueillement après la catastrophe, une attraction touristique dérangeante pour certains. Sa carcasse a été démantelée en 2013. Le secteur est toujours interdit mais la vie a repris son court dans cette ville qui a perdu 30% de ses habitants (morts ou portés disparus), rapporte The Japan News (en anglais)(Juillet 2011-Août 2015 / GOOGLE / AFP) 

Rikuzentakata, dans la préfecture d'Iwate, à 170 km de Fukushima, est un port de pêche. Selon 20 Minutes, 2 000 habitants sur une population de 24 000 ont trouvé la mort le jour du tsunami. (Août 2011-Août 2015 / GOOGLE / AFP) 

Dans la même région, le passage de la vague géante sur Miyako a tout détruit. Dans cette ville, la vague géante a atteint son record : 40 mètres de haut, précise l'International Business Times (en anglais). Il a fallu tout reconstruire. (Novembre 2011-Septembre 2015  / GOOGLE / AFP) 

Au nord de Fukushima, Onagawa dispose également d'une centrale nucléaire. Elle était la plus exposée au tremblement de terre et au tsunami puisqu'Onagawa est situé en face de l'épicentre. Mais selon France Culture, la centrale était mieux entretenue que celle de Fukushima. Cela n'empêcha pas la vague de tuer et d'emporter des habitations sur son passage. (Août 2011-Septembre 2015  / GOOGLE / AFP) 

Non loin d'Onagawa, Higashimatsushima. Là aussi, la ville a été en grande partie détruite par le tsunami. Deux jours après le séisme et le tsunami, plus de 200 corps avaient été retrouvés à Higashimatsushima. (Non daté avant mars 2015-Septembre 2015  / GOOGLE / AFP)