Italie : les autonomistes remportent une écrasante victoire en Vénétie et en Lombardie

Selon les derniers résultats quasi définitifs, les électeurs ont voté à 95% en faveur du "oui" en Lombardie et à 98% en Vénétie.

Des électeurs votent lors du référendum du 22 octobre 2017, à Venise (Italie).
Des électeurs votent lors du référendum du 22 octobre 2017, à Venise (Italie). (ANDREA PATTARO / AFP)
avatar
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Ce scrutin consultatif avait pris une teinte particulière après le référendum d'autodétermination en Catalogne. Les régions italiennes de la Vénétie et de la Lombardie ont voté, dimanche 22 octobre, à une écrasante majorité en faveur d'une plus grande autonomie.

Selon les chiffres quasi définitifs, les électeurs ont voté à 95% en faveur du "oui" en Lombardie et à 98% en Vénétie. La participation était, elle, estimée à respectivement 40% et 57%. Des chiffres suffisamment importants pour leur donner un pouvoir de négociation face à Rome. Le président de la Lombardie, Roberto Maroni, avait indiqué qu'une participation supérieure à 34% serait un succès. En Vénétie, le scrutin n'était valide que si un quorum de 50% était dépassé.

Les électeurs devaient dire s'ils souhaitaient que leur région dispose de "formes supplémentaires et conditions particulières d'autonomie". L'ampleur de cette autonomie doit désormais être négociée avec Rome, puis validée par le Parlement italien.

"Big Bang" institutionnel

Le président de la Vénétie, Luca Zaia, a évoqué un "big bang" institutionnel, soulignant que la volonté d'autonomie était partagée "par une population entière" et non par un seul parti. La Vénétie, qui compte un riche tissu de PME, a une forte identité, notamment autour de Venise, qui fut indépendante pendant un millénaire.

Matteo Salvini, le leader de la Ligue du Nord (extrême droite), parti au pouvoir dans les deux régions et promoteur du référendum, s'est félicité que des millions d'électeurs aient demandé "une politique plus proche, plus concrète et efficace, moins de bureaucratie et de gâchis".

Le "oui" avait aussi le soutien de Forza Italia de Silvio Berlusconi (centre droit), du Mouvement 5 étoiles (populiste) et de plusieurs syndicats et organisations patronales. De son côté, le Parti démocrate (centre gauche, au pouvoir) n'avait pas donné de consigne.