L'Iran, un pays tiraillé entre ouverture et oubli

Mahnaz Shirali est l'invitée du Grand Soir 3 ce jeudi 18 mai. L'enseignante à Sciences-Po Paris livre son analyse sur l'Iran avant l'élection présidentielle de ce vendredi 19 mai.

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Demain, vendredi 19 mai, les Iraniens sont appelés à voter dans le cadre de l'élection présidentielle. Il y a deux visions qui s'affrontent : une partie du pays dit qu'il faut s'ouvrir sur le monde quand la seconde partie dit qu'il faut rester dans les traditions iraniennes, revenir aux fondamentaux avec la religion en arrière-plan.

"Il y a une majorité pour les réformateurs, il y a les jeunes qui soutiennent les réformateurs. (...) Dans les petites villes et les villages, il y a une assise pour les conservateurs tandis que dans les grandes villes, ce sont plutôt les réformateurs qui sont en majorité. N'oublions pas qu'en Iran, il y a plus de populations urbanisées que rurales", explique Mahnaz Shirali, enseignante à Sciences-Po Paris.

La crise nucléaire

Hassan Rohani se représente. Après quatre ans de présidence, les choses ont-elles changé en Iran ? "En tout cas, sur le plan international, Rohani a réussi à résoudre la crise nucléaire. Il y a beaucoup de sanctions qui ont été levées, ce qui est important pour l'économie du pays", poursuit-elle.

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Des Iraniens votent à l\'élection présidentielle, le 19 mai 2017, à Téhéran, la capitale du pays. 
Des Iraniens votent à l'élection présidentielle, le 19 mai 2017, à Téhéran, la capitale du pays.  (BEHROUZ MEHRI / AFP)