Quatre mois après le tollé provoqué par le viol d'une étudiante en médecine à New Delhi, une nouvelle affaire d'agression sexuelle embrase l'Inde, lundi 22 avril. Une fillette de 5 ans a été violée. Elle aurait également été torturée, retenue prisonnière pendant près de deux jours et laissée pour morte. Dans la capitale indienne, les manifestations durent depuis vendredi devant le siège de la police.

Elles ont pris de l'ampleur samedi après la diffusion d'une vidéo. On y voit un policier en train de gifler une manifestante. Des rumeurs selon lesquelles les enquêteurs auraient offert 2 000 roupies (28 euros) à la famille de la fillette pour qu'elle ne porte pas plainte ont également circulé et attisé la colère des manifestants. Pour tenter d'apaiser la foule, le gouvernement a ouvert une enquête sur d'éventuelles négligences de la police.

La fillette est "consciente et éveillée", son état est stable, mais ses blessures sont infectées et si graves qu'une opération pourrait être nécessaire, a indiqué un responsable de l'Institut indien des sciences médicales. La police a identifié un suspect de 22 ans. L'homme est actuellement entendu par les enquêteurs.

Des manifestants sont rassemblés, le 22 avril 2013, à New Delhi (Inde) devant le siège de la police pour exprimer leur colère après le viol d'une petite fille de 5 ans.
Des manifestants sont rassemblés, le 22 avril 2013, à New Delhi (Inde) devant le siège de la police pour exprimer leur colère après le viol d'une petite fille de 5 ans. (ADNAN ABIDI / REUTERS)