VIDEO. Dette de la Grèce : les différents scenarii possibles

La popularité du parti grec Syriza inquiète les dirigeants européens. Que va-t-il se passer si la gauche radicale accède au pouvoir en Grèce ?

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FRANCE 2

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Le parti de la gauche radicale est donné gagnant des prochaines élections législatives en Grèce. "Bientôt, si notre peuple le veut, les mesures d'austérité appartiendront au passé", a déclaré le leader de Syriza Alexis Tsipras le 3 janvier dernier. La fin des mesures d'austérité, ça veut dire quoi ? Alexis Tsipras pourrait renégocier la dette et obtenir des conditions de remboursement plus souples. Il pourrait aussi refuser de payer et annuler cette dette. La Grèce serait alors déclarée en faillite.

L'équilibre européen en danger ?

La dette grecque s'élève à 323 milliards d'euros, dont 236 milliards dus à des créanciers publics, des États de la zone euro ou la Banque centrale européenne. Ces pays pourraient ne plus revoir leur argent. Autre risque : que d'autres pays endettés suivent le même exemple.

"Deux dangers absolument majeurs, celui de l'Espagne, voire celui de l'Italie, qui sont deux pays énormes. Ils mettraient en danger non seulement l'équilibre européen, mais aussi l'euro lui-même", commente Philippe Dessertine, professeur de gestion à l'IAE Paris Sorbonne. Dans ce cas, la facture serait salée pour les contribuables français : au moins 50 milliards d'euros selon Bercy.

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Alexis Tsipras, leader du parti d'extrême-gauche grec Syriza à Athènes, le 3 janvier 2015. 
Alexis Tsipras, leader du parti d'extrême-gauche grec Syriza à Athènes, le 3 janvier 2015.  ( ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS)