Georges Papaconstantinou, ancien ministre des Finances grec, à Athènes (Grèce), le 30 juin 2010.
Georges Papaconstantinou, ancien ministre des Finances grec, à Athènes (Grèce), le 30 juin 2010. (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

L'ex-ministre socialiste des Finances grec, Georges Papaconstantinou, est menacé de poursuites pénales. Il est accusé d'avoir effacé les noms de quatre de ses proches - deux cousines et leurs époux - d'une liste de détenteurs de comptes en Suisse, dite "Lagarde". Le Parlement grec a été saisi, lundi 31 décembre, d'une demande d'enquête sur les responsabilités de l'ancien ministre. 

Soixante et onze députés de droite, socialistes et de gauche modérée, partenaires de l'alliance gouvernementale emmenée par le conservateur Antonis Samaras, ont proposé la constitution d'une commission d'enquête parlementaire sur son rôle dans cette affaire. Si elle se forme, suite à un vote dans un délai de 15 jours, la commission va se pencher sur un "manquement de devoir" de l'ancien ministre. Et la proposition devrait recueillir la majorité requise de 151 députés sur 300.

De son côté, Georges Papaconstantinou, qui a été radié de son parti socialiste, le Pasok, dément toute implication. Il a affirmé être victime d'un "complot", mettant implicitement en cause le chef actuel du Pasok, Evangelos Venizelos, qui lui avait succédé au ministère, de 2011 au printemps 2012. Les deux hommes étaient jusque-là dans le collimateur de l'opinion pour avoir apparemment négligé d'exploiter ces données pour lutter contre les fraudeurs du fisc, jusqu'à ce que la presse révèle en octobre l'existence de la liste.