Nouveau coup de main pour la Grèce. Le Fonds monétaire international (FMI) a avalisé, jeudi 15 mars, un nouveau programme d'assistance de 28 milliards d'euros pour le pays. De cette aide sur quatre ans, Athènes pourra profiter immédiatement de 1,65 milliard d'euros. Le reste doit être débloqué par tranches successives et égales.

Le feu vert du Fonds parachève de longs mois de négociations en parallèle avec celles ayant permis le nouveau plan d'aide publique européen (130 milliards d'euros) et l'opération de restructuration de la dette détenue par le secteur privé, au terme de laquelle l'Etat grec devrait réduire son ardoise de plus de 100 milliards d'euros

Des "efforts exceptionnels" mais "des risques toujours très élevés"

Pour autant, la Grèce est loin d'être tirée d'affaire. Elle "fait toujours face à des défis de premier plan", notamment du fait de son "déficit de compétitivité très important", "qui devra être comblé", et de la persistance d'une dette publique très élevée, a prévenu le chef de la mission du FMI en Grèce, Poul Thomsen.

Signe des difficultés qui attendent les Grecs déjà durement touchés par l'austérité, le FMI a revu à la baisse ses prévisions : le pays devrait sortir de la récession en 2013, mais sa croissance sera nulle l'an prochain après une quatrième année de contraction du produit intérieur brut, encore très forte (-4,8%) en 2012.

La Grèce a fourni des "efforts énormes" a reconnu la directrice générale du Fonds, Christine Lagarde, mais "les risques associés à la réussite du programme restent exceptionnellement élevés". Le FMI a ainsi prévenu le pays qu'il n'était pas question de le voir prendre de nouveau du retard dans la mise en œuvre des réformes convenues.