La directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, s'est attiré les foudres des Grecs, qui se disent "humiliés" par ses propos sur le paiement des impôts, mais aussi les critiques du gouvernement français, qui a qualifié dimanche 27 mai sa vision d'"un peu caricaturale et schématique" par la voix de sa porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem.

L'ancienne ministre de l'Economie de Nicolas Sarkozy a mis le feu aux poudres en estimant dans une interview au quotidien britannique The Guardian vendredi que "les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement", et ce, en "payant tous leurs impôts". Elle s'est également dit moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants d'Afrique.

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, le 23 mai 2012, à Cambridge (Etats-Unis).
La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, le 23 mai 2012, à Cambridge (Etats-Unis). (EMMANUEL DUNAND / AFP)