L'ancien ministre et ténor socialiste grec Akis Tsohatzopoulos (au centre), le 22 avril 2013 à Athènes (Grèce).
L'ancien ministre et ténor socialiste grec Akis Tsohatzopoulos (au centre), le 22 avril 2013 à Athènes (Grèce). (YORGOS KARAHALIS / REUTERS )

Son procès a duré plusieurs mois. L'ancien ministre et ténor socialiste grec Akis Tsohatzopoulos a été condamné lundi 7 octobre à Athènes (Grèce) à 20 ans de prison ferme pour blanchiment d'argent dans le cadre de contrats d'armements. Toutefois, en raison de son âge, 73 ans, cet homme politique ne purgera qu'un cinquième de sa peine. Il devrait être mis en liberté dans deux ans, selon une source judiciaire.

 

Akis Tsohatzopoulos est placé en détention provisoire depuis deux ans dans la prison de haute sécurité de Korydallos, près d'Athènes. Il est devenu pour l'opinion publique grecque le symbole de la corruption d'une classe politique, tenue pour responsable de la crise dans laquelle le pays est plongé depuis 2010. Outre l'ex-ministre, 16 autres personnes, dont son épouse, son ex-épouse allemande et sa fille, ont été condamnées pour complicité.

Plus de 6 millions d'euros blanchis

La peine a été prononcée par une cour pénale spéciale lundi soir, quelques heures après sa condamnation en fin de matinée, pour avoir blanchi plus de six millions d'euros provenant de pots-de-vin lors de l'achat de blindés, de quatre sous-marins et de missiles antiaériens russes TOR-M1.

Cette peine est la même suggérée par le procureur de la cour Georgia Adilini qui, dans un réquisitoire implacable, a indiqué que "les pots-de-vin avaient été si nombreux qu'il ne pouvait même pas en calculer le montant". Des sommes étaient transférées via "des sacs, des valises, des chèques, des comptes en banque, des entreprises", a-t-il souligné.