George Papandréoun, le premier ministre grec, juste avant le vote de confiance au parlement grec le 4 novembre 2011.
George Papandréoun, le premier ministre grec, juste avant le vote de confiance au parlement grec le 4 novembre 2011. (YIORGOS KARAHALIS/REUTERS)

C'est une course contre la montre. L'Etat grec a 24 heures dimanche 6 novembre pour mettre en place un gouvernement de coalition s'il veut toucher la sixième tranche de l'aide promise par le FMI et l'UE. S'il ne l'obtient pas, la Grèce se retrouverait en situation de faillite dès décembre. 

Dès lors, le leader de l'opposition grecque de droite, Antonis Samaras, a fait de la démission de Georges Papandréou, le premier ministre actuel, un préalable à toute discussion : "Tant que Georges Papandréou ne décide pas ce qu'il va faire, il fait obstacle à toute solution (...) je suis décidé à apporter mon aide, s'il démissionne tout suivra son cours"

"Une personne acceptée des deux côtés"

Après le fiasco du référendum grec sur une sortie de la zone euro, l'avenir politique de Georges Papandréou semble en effet plus que compromis. Mais "il ne peut pas y avoir de démission sans accord sur un gouvernement car il y aurait un vide de pouvoir", a soutenu à l'AFP une source gouvernementale grecque. 

Le gouvernement grec souhaite qu'un accord d'union nationale intervienne "aujourd'hui" (dimanche) et il souligne les déclarations répétées de Papandréou au sujet de son intention de démissionner. "Nous devons trouver la personne qui est acceptée des deux côtés, et ensuite il démissionnera", explique une autre source au sein du gouvernement socialiste. "Nous ne pouvons pas perdre plus de temps".

Le chef de l'opposition et l'actuel premier ministre devraient finalement se retrouver chez le président de la République Karolos Papoulias durant la soirée pour parvenir à un accord.