La flamme olympique a été rallumée à Olympie, en Grèce, dimanche 29 septembre comme le veut la tradition. Elle doit arriver en Russie dans 15 jours. C'est au bord de la mer Noire, à Sotchi, que se tiendront les jeux Olympiques d'hiver en 2014. Un lieu de villégiature prisé par le président russe. Vladimir Poutine s'est investi personnellement pour faire la démonstration de sa puissance à Sotchi. Pour le patron du Kremlin, c'est aussi l'occasion d'investir massivement dans le Caucase. Quitte à utiliser des méthodes contestables pour accélérer les chantiers et pour faire taire toute revendication autour des droits de l'Homme. 

Ces Jeux tiennent déjà de la démesure : 38 milliards d'euros investis. Ils sont en passe de devenir les plus coûteux de l'histoire. Un stade de 40 000 places, des routes nouvelles et des viaducs sont sortis de terre en cinq ans. Cent mille ouvriers saisonniers seraient venus des pays voisins pour travailler sur ces chantiers. Parmi eux, plusieurs dizaines de travailleurs illégaux sans contrat de travail. Un sujet qui n'a pas été abordé par le Comité international olympique (CIO).

A 132 jours de l'ouverture des Jeux, une autre source de discorde émerge : la loi qui restreint les droits des homosexuels.

Le stade olympique de Sotchi (Russie), encore en construction, le 28 septembre 2013, à moins de cinq mois des JO d'hiver.
Le stade olympique de Sotchi (Russie), encore en construction, le 28 septembre 2013, à moins de cinq mois des JO d'hiver. (MIHAIL MOKRUSHIN / RIA NOVOSTI / AFP)