"Nous avons un système national gratuit de santé, pas un système international." Le Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé, lundi 25 mars, la mise en place de restrictions aux droits des immigrés, en matière d'aide au logement, d'indemnités chômage et d'accès au système de santé. Le leader conservateur a estimé que le système d'allocations sociales du Royaume-Uni était trop laxiste et a souhaité que "l'accès aux services publics clés soit quelque chose que les immigrants gagnent, et non un droit automatique".

Selon les plans du gouvernement, le versement de l'aide perçue par un immigré au chômage s'arrêtera au bout de six mois s'il n'a aucune perspective d'emploi, notamment en raison d'un niveau d'anglais insuffisant. Dans le système actuel, les immigrants venus de l'Espace économique européen peuvent toucher pendant leur période de chômage une indemnité de 71 livres par semaine (environ 85 euros).

Jonathan Portes, directeur du centre d'études National Institute of Economic and Social Research, a quant à lui souligné sur la BBC que les immigrés européens payaient "bien plus que ce qu'ils ne coûtaient" au Royaume-Uni.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 25 mars 2013, à Ipswich (Royaume-Uni).
Le Premier ministre britannique, David Cameron, le 25 mars 2013, à Ipswich (Royaume-Uni). (CHRIS RADBURN / AFP)