Réfugiés, populismes, Brexit : Manuel Valls craint une "dislocation du projet européen" dans les mois à venir

Au forum économique de Davos, le Premier ministre a notamment estimé qu'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne serait "un drame".

Le Premier ministre, Manuel Valls, au forum économique de Davos (Suisse), aux côtés de son homologue grec Alexis Tsipras, le 21 janvier 2016.
Le Premier ministre, Manuel Valls, au forum économique de Davos (Suisse), aux côtés de son homologue grec Alexis Tsipras, le 21 janvier 2016. (FABRICE COFFRINI / AFP)
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Si on en croit Manuel Valls, l'Union européenne va au devant de sérieuses turbulences. Au forum économique mondial de Davos, en Suisse, jeudi 21 janvier, le Premier ministre a mis en garde contre le risque de "dislocation du projet européen" à "très court terme", c'est-à-dire "dans les mois qui viennent". Parmi les menaces citées pêle-mêle par le chef du gouvernement : "crise des réfugiés, terrorisme, montée des populismes" mais aussi risque de sortie du Royaume-Uni de l'UE.

(LE MONDE / AFP)

"Voir partir la Grande-Bretagne de l'UE serait un drame, a estimé Manuel Valls, dans une séquence repérée par Le Monde et l'AFP. Nous devons tout faire pour que la Grande-Bretagne et le peuple britannique restent dans l'UE, évidemment pas à n'importe quel prix."

Dans ses vœux au corps diplomatique, quelques heures plus tard, François Hollande a lui aussi exprimé le souhait "que la Grande-Bretagne reste dans l'Union européenne, c'est l'intérêt de l'Europe et du Royaume-Uni". "Mais je serai particulièrement vigilant pour que la zone euro puisse poursuivre son approfondissement", a assuré le président français.