Trois questions sur le scandale des œufs contaminés à l'insecticide, qui secoue plusieurs pays d'Europe

Plusieurs pays européens ont lancé préventivement la traque dans les rayons de leurs supermarchés de plusieurs millions d'œufs néerlandais suspectés de contenir des traces d'insecticide.

Des œufs retirés d\'un supermarché attendent d\'être testés dans un laboratoire pour détecter la présence d\'un insecticide interdit, vendredi 4 août 2017 à Muenster (Allemagne).
Des œufs retirés d'un supermarché attendent d'être testés dans un laboratoire pour détecter la présence d'un insecticide interdit, vendredi 4 août 2017 à Muenster (Allemagne). (MAXPPP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Jusqu'ici, tout va bien. La France n'est, "à ce jour", pas concernée par le scandale des œufs contaminés par un insecticide qui touche en particulier l'Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas, a indiqué samedi 5 août le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. Franceinfo revient sur cette affaire en trois questions.

Quel est le problème ?

A l'origine de l'affaire, des éleveurs néerlandais de volailles ont fait appel à Chickfriend, une société spécialisée dans l'éradication des poux rouges. Problème : celle-ci a utilisé du fipronil, une molécule interdite dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire.

Quels sont les pays concernés ?

Le scandale s'est étendu à plusieurs pays européens qui ont lancé préventivement la traque dans les rayons de leurs supermarchés de plusieurs millions d'œufs néerlandais suspectés de contenir des traces d'insecticide.

Les supermarchés néerlandais et allemands avaient commencé jeudi à en retirer en masse et vendredi, à plus petite échelle, les autorités sanitaires suédoises et belges ont également commencé à tracer et retirer des lots d'œufs suspects.

La France est-elle vraiment épargnée ?

"A ce jour, la France n'est toujours pas dans la liste des pays concernés par cette contamination", affirme le ministère de l'Agriculture. Lequel n'a pas non plus "été informé de la distribution du produit incriminé ou de produits de volailles contaminés sur notre territoire". "Toutefois le ministère de l'Agriculture a lancé des enquêtes en étroite collaboration avec les autorités sanitaires belges", a-t-il ajouté en précisant que "le risque lié à la consommation éventuelle de ces produits semble limité".

A ce jour, seul un éleveur du département du Pas-de-Calais a signalé aux autorités avoir été informé le 28 juillet par un de ses partenaires belges que le produit incriminé "avait potentiellement été utilisé dans son élevage". Son élevage a aussitôt été mis sous surveillance et "aucun œuf n'a été mis sur le marché", en attendant le résultat des analyses, a précisé le ministère.

"Si les enquêtes en cours mettent en évidence que des denrées issus des élevages contaminés étaient commercialisées en France, la Direction générale de l'alimentation procéderait immédiatement à un retrait-rappel de ces denrées du marché", a ajouté le ministère. "Les professionnels français des filières concernées sont informés et il leur est demandé de vérifier leur approvisionnement", a-t-il également indiqué.