Chantiers publics : l’usage du français obligatoire ?

La région Ile-de-France impose l’usage du français sur les chantiers publics. Elle vient d’adopter la clause Molière. La mesure, censée lutter contre les travailleurs détachés, est loin de faire l’unanimité.

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Parler français sur les chantiers : une mesure désormais obligatoire pour les entreprises en Ile-de-France. C’est ce que l’on appelle la clause Molière. Les marchés publics seront attribués aux entreprises dont les ouvriers parlent français. "C’est essentiel pour une question de sécurité d’abord. Et puis je trouve que, lorsqu’on travaille pour des marchés publics français, parler français est la moindre des choses", soutient Jérôme Chartier, vice-président LR du conseil régional d'Ile-de-France.

500 000 travailleurs détachés en France

Une mesure légale car les critères d’attribution de ces marchés publics ne reposent pas sur la nationalité des ouvriers, mais sur la compétence linguistique. Pour ce patron d’une société de construction, ce dispositif est trop compliqué à mettre en place, inutile. "Un Allemand qui voudrait travailler, je dois lui dire non ? Qu’est-ce qu’il faut que je fasse ? Je pense que c’est très démagogique et ça ne correspond en rien à la problématique du moment". L’objectif du conseil régional est de lutter contre la concurrence des entreprises étrangères et des travailleurs détachés. Aujourd’hui, il y a 500 000 travailleurs détachés en France, essentiellement dans le secteur du bâtiment.

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Un chantier de construction à Montpellier (Hérault), le 2 avril 2013. 
Un chantier de construction à Montpellier (Hérault), le 2 avril 2013.  (PASCAL GUYOT / AFP)