L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair lors d'un discours à l'université de Hong Kong, le 14 juin 2012.
L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair lors d'un discours à l'université de Hong Kong, le 14 juin 2012. (ANTONY DICKSON / AFP)

"C'est la fin", avait-il lancé en abandonnant ses fonctions. Cinq ans jour pour jour après son départ du 10, Downing Street, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair revient doucement mais sûrement sur le devant de la scène médiatique... et peut-être bientôt politique. Dans une interview au London Evening Standard (article en anglais), il revient sur les conditions de son départ et explique qu'il souhaite "apporter sa contribution au débat". Morceaux choisis par FTVi.

Un départ "forcé" de Downing Street

"Je n'avais pas envie de partir mais je sentais qu'il fallait que je le fasse." Tony Blair estime avoir été "forcé" de démissionner par son successeur, Gordon Brown. "La seule solution aurait été de me lancer dans une bataille interne très sanglante, qui aurait nuit au pays et au parti", reconnaît-il.

Une reconversion enrichissante

Désormais consultant et conférencier, fondateur de "Tony Blair Associates", une société de consulting, Tony Blair dit "voir beaucoup de la planète" et avoir "appris énormément lors des cinq dernières années". A tel point qu'il regrette de ne pas avoir eu ces connaissances "qui auraient été si utiles" lorsqu'il était Premier ministre.

Un retour au pouvoir ?

Interrogé quant à un éventuel comeback au poste de Premier ministre, Tony Blair se dit partant. "Mais ce n'est pas prêt d'arriver, donc..." Il estime toutefois pouvoir "contribuer au débat", que ce soit en Europe, dans les régions du printemps arabe ou dans des domaines liés à l'économie et à la réforme du service public au Royaume-Uni. Quant à l'avenir du gouvernement britannique, Tony Blair prédit des difficultés pour les "Lib Dems" du Premier ministre David Cameron.