François Hollande a défendu, mercredi 1er mai, l'effort de redressement économique engagé par la France, lors d'une conférence de presse au côté du chef du gouvernement italien, Enrico Letta. A propos des relations franco-allemandes, le président de la République a estimé que l'Allemagne et la France devaient "travailler ensemble quelles que soient les conjonctures, les personnalités qui les dirigent et quelles que soient les sensibilités". "Avec Mme Merkel, nous avons toujours fait prévaloir ce point de vue", a ajouté le chef de l'Etat.

Dans un texte de travail destiné à préparer la convention du PS sur l'Europe, prévue en juin, la direction du Parti socialiste critiquait vertement l'Europe de l'austérité et sa meilleure avocate, Angela Merkel. En réponse à une question sur ce texte socialiste, François Hollande a insisté sur le fait qu'il n'était pas le secrétaire du Parti socialiste : "Je regarde ce que fait ce parti, et le texte qui est pour moi le seul qui doit être lu par nos partenaires, c'est le texte qui n'a pas besoin de mettre en cause un leader en Europe ou un pays en particulier."

François Hollande et le nouveau premier ministre italien, Enrico Letta, devant la presse à l'Elysee, à Paris, le 1er mai 2013. 
François Hollande et le nouveau premier ministre italien, Enrico Letta, devant la presse à l'Elysee, à Paris, le 1er mai 2013.  (BERTRAND LANGLOIS / AFP)